« Retour au blog de kwkdemaelle

13 septembre, 17h49...


Voilà des mois que je n'ai pas pris la peine de mettre un petit mot. Je mène une vie d'adulte : je paye mes factures, j'emmène mes enfants à l'école, je m'occupe de ma maison mais entre temps je me suis un petit peu perdue. Le mois de juin a passé, coupant net tout lien avec une autre vie. Puis juillet, alternance de vie pro et d'état d'adolescente amoureuse. Enfin août et les vacances, bon début avec la sensation réconfortante d'être chez soi. Paris m'inspire toujours ce sentiment de familiarité, je marche dans ses rues et je sais où je vais, je peux me permettre d'y flâner, je suis chez moi. Retour décevant, au confort de ma petite maison s'est opposé une non activité absolue, enfermée entre quatre murs ( emmurée) avec les trois êtres qui comptent le plus pour moi se sont succédés flêmme absolue, sieste et ennui. Dernière semaine de doute, colère. Séjour chez des gens très aimables, très accueillants mais je m'y sentais très mal. A l'opposé de moi-même, me voilà habillée version inuit en plein été, traînant mes baskets, le cheveu en bataille et l'oeil morne. Encore un peu et on m'aurait abandonnée à la SPA. Paysages magnifiques... Les soirées se passent sur de longues discussions qui sont hors sujet pour moi, ce n'est pas mon univers, malaise. Les journées se succèdent sur des activités que je ne pratique pas, deuxième malaise. Cette famille parfaite me rend malade... de jalousie. Pour ajouter à ma crise (d'adolescente trentenaire ?) il fait là-bas tout ce qu'il me refuse. Il ne s'en rend pas compte. Ils partagent tout, nous ne partageons que l'amour. Et cette fois-là l'amour ne suffit pas. Une dispute m'a suffit. J'ai vécu ma première vraie blessure. Un mois après ou presque je la porte en moi. Je pardonne mais n'oublie jamais. Au moment où mes désirs sont sur le point de se réaliser, je sens la déception en moi.
Que vous dire ? Nous sommes tous différents. Je crois que cela m'a permis de comprendre ce qui ne sera jamais. J'ai fait et dit beaucoup de choses dans ma vie mais juque là même au pire de moi-même on ne m'a jamais fait le reproche d'avoir humilié qui que ce soit. La lame est plantée, et la plaie ne cicatrisera pas seule....
Reste à savoir si la contrepartie effacera tout...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 13 septembre 2008 12:07

« Article précédent : 4 mai, 01h14 du matin

Article suivant : Les enfants »