Ô puissante maîtresse, pourquoi me l'as-tu arraché ?
Il ne me donnait que son corps, son âme restait tienne
En ces instants étranges je l'ai chéri à m'en damner
Et toi tu l'as reprit, mes armes sont restées vaines
Ton ami le doute a semé son trouble en moi
Un vers cruel qui se plaît à nous ronger
Je pourrai lutter et me battre contre toi
Mais tu reviendrais alors sans cesse me narguer
Au petit jeu de la cruauté peu à peu tu m'inities
C'est ainsi que plaisirs, amours, douleurs ou peines
S'enfuient loin de moi, me quittent à l'envi
Et c'est avec passion qu'à toi je m'abandonne, ma Haine.